Tout homme, durant toute son existence, à chaque moment de la journée, observe et vit des situations. L’être humain en situation adopte des comportements dépendants de son profil, de son vécu, de ses alter-ego, de ses codes sociaux, de son environnement, de sa culture, de ses croyances, etc. Il utilise ce patrimoine psychosociologique pour observer, analyser, anticiper et interagir au sein des situations qu’il rencontre dans différents contextes et selon des raisonnements qui lui sont propres.

Les outils informatiques d’aujourd’hui doivent détecter, comprendre, analyser, anticiper ces contextes, ces comportements, ces raisonnements, ces situations pour mieux gérer, mieux conseiller, mieux s’adapter et mieux répondre aux besoins croissants de personnalisation.

Tout système d’information cherchant à détecter, appréhender, anticiper, orienter, simuler des situations humaines ou sociales relève du domaine des big-data. La masse d’information disponible est démesurée, fortement évolutive et non structurée, les informations pertinentes sont portées par des signaux extrêmement faibles noyés dans des données répétitives, l’actualité de ces données et leur prise en compte immédiate demeurent essentielles. L’homme a su développer des mécanismes cognitifs lui permettant de détecter un visage connu dans une foule, de relever un indice déterminant, d’appréhender les situations dans leur globalité. De tels mécanismes permettent de traiter, filtrer, transformer et exploiter les big data.