Nous sommes tous dotés d’une mémoire situationnelle qui nous permet de nous rappeler de situations vécues récentes, de situations exceptionnelles, de certaines caractéristiques de situations passées.

Dans nombre de cas nous faisons l’amalgame de situations habituelles par exemple nous nous savons que nous achetons régulièrement du pain mais nous ne savons plus précisément quels sont les jours de l’année dernière où nous avons acheté du pain. Nous oublions aussi certaines situations soit qui ne paraissent pas importantes soit qui peuvent constituer un frein à nos activités, ainsi il nous arrive de redécouvrir certains objets, certains produits.

Un processeur d’analyse situationnelle représente ce vécu de chacun par une sphère situationnelle qui lui est propre. Cette sphère est composée de deux hémisphères ayant une structure différente de l’information mais recevant la même information élémentaire. Un hémisphère est orienté activité et un hémisphère est orienté affinité. Leurs structures permettent de faire émerger des comportements, des profils, des tendances, des mécanismes cognitifs.

Ce sont des agents intelligents qui analysent les hémisphères et détectent des signaux forts et des signaux faibles à la fois en matière d’activité et d’affinité afin d’identifier la situation de l’individu. Puis d’autres agents intelligents recherchent dans des voisinages les connaissances les plus appropriées à soumettre dans le cadre d’une stratégie de continuité ou de rupture, de fluidité ou d’interpellation, etc.

Les informations diffusées rejoignent les deux hémisphères ainsi que les réactions qu’elles enclenchent telle que l’intérêt ou l’ignorance, la poursuite ou la réorientation de la situation par sérendipité, etc.