Attitude

La culpabilité est une attitude annihilante qui survient généralement en situation de stress et qui renforce le stress. Si certains peuvent avoir quelques prédisposition à la culpabilité, elle est quasi-exclusivement le fruit de l’éducation, de la culture, de la société et des expériences qu’elle nous offre ou nous relate.

En se sentant coupable de ne pas faire assez bien et/ou assez vite, on verse rapidement dans deux travers possibles et cumulables :

  • la déformation de tout propos en reproches auto-alimentant le sentiment de culpabilité et déclenchant une avalanche de justifications
  • l’introduction de biais cognitifs et de précipitation ayant pour effet de produire plus mal et moins vite et donc de générer encore de la culpabilité

Avatar

La culpabilité est une partie entière de la personnalité, ce que je représente par un avatar interne. L’avatar « coupable » s’est construit au fur et à mesure des expériences lorsque l’environnement n’a eu de cesse de traiter l’individu comme responsable des situations négatives. Cela intervient souvent lorsque les autres font remarquer les effets négatifs afin que l’individu les corrige ou en tienne compte lors de situations analogues. Mais cette attitude constructive peut être mal vécue par l’individu en raison de la forme utilisée pour présenter ces effets négatifs.

Il ne sert à rien de tenter d’expliquer à un individu victime de culpabilité que « cela ne sert à rien » car l’avatar « coupable » est sourd au raisonnement hypothético-déductif.

L’avatar « coupable » s’est construit au fil de la vie, la culpabilité ne peut disparaître qu’en tuant cet avatar. Mais comme il fait partie intégrante de la personnalité de l’individu, sa disparition sera vécue comme une perte d’une partie de soi, ce qui peut provoquer un traumatisme. Cela ne peut se faire que lors d’un long processus de prise de recul.

Tracking

Détecter la culpabilité ne peut se faire qu’en plaçant l’individu en situation. Le tracking de la culpabilité nécessite alors d’enclencher une résonance attitudinale en présentant à l’individu une situation et plusieurs alternatives sans lui permettre d’activer son avatar analytique. En maintenant l’individu dans la réactivité, une alternative va entrer en résonance avec son avatar « coupable » et ainsi révéler son degré de culpabilisation.

Ce travers une fois détecté, doit être pris en compte à chaque interaction avec l’individu, notamment dans la forme des interactions afin de faciliter sa prise de recul.