La veille informationnelle

Le processus de veille informationnelle fait l’objet d’une norme AFNOR XP X50-53. Il se distingue de la recherche d’information par le fait que la veille est un processus ouvert en permanence.

Dans les entreprises on distingue plusieurs sortes de veille en fonction de leur finalité :

  • la veille stratégique qui alimente les instances de gouvernance
  • la veille concurrentielle qui observe en permanence ce que fait la concurrence
  • la veille technologique qui observe en permanence technologies en vue de les appliquer ou les transposer
  • la veille médiatique qui consiste à observer en permanence ce que la presse et les réseaux sociaux disent de l’entreprise et de ses clients, prospects et partenaires et plus généralement du marché de l’entreprise

On rencontre deux situations fondamentalement différentes selon qu’une personne sollicite le processus de veille afin qu’il l’alimente en informations sur une thématique particulière, ou selon qu’une information est trouvée par recherche ou sérendipité et que le processus de veille recherche les destinataires potentiels de cette information.

Dans les deux cas il est nécessaire de chercher à savoir si une information collectée peut intéresser un individu.

la valorisation de la connaissance

La plupart des systèmes de veille existants fonctionnent via des listes de mots clés. Soit les mots clés sont ceux présents dans les textes eux même, soit ce sont des marquages effectuées par le premier lecteur du document. le principe consiste alors à établir une distance entre l’information et le destinataire pressenti. La liste des mots clés attachés au destinataire est établie soit à partir de ses déclarations soit à partir de ses habitudes.

Ces systèmes sont intégratifs et produisent de nombreux faux positifs. Le sujet peut intéresser la personne généralement mais en ce moment ce n’est peut être pas le cas. La personne peut avoir besoin maintenant d’une information mais au moment ou elle a établi sa liste de préférence, elle n’y a pas pensé. Le veilleur peut ne pas être sensibilisé à l’importance de certaines informations et donc omettre des marquages. etc.

La croissance gnoséologique

Chacun de nous dispose d’un référentiel de connaissance que l’on représenter sous la forme d’un treillis gnoséologique. La gnoséologie est l’étude des mécanismes de gestion de la connaissance. Les connaissances sont liées entre-elles selon une distance nexialiste (basée sur les connexités entre ces connaissances). Lorsqu’une connaissance parait, il est possible d’évaluer sa distance au treillis de connaissance de chaque individu concerné. Si la distance est trop grande, la connaissance reçue n’aura aucune chance de s’insérer durablement dans le treillis gnoséologique de l’individu et donc ne sera pas exploitée.

En étant sélectif, on évite de noyer le destinataire avec des informations déconnectées de ses préoccupations. Plus la qualité du flux sera grande, plus son intérêt pour les informations reçues sera grand.

La difficulté consiste à établir un treillis gnoséologique pour chaque individu concerné, ceci ne peut se faire qu’en analysant les flux d’informations qu’il manipule. Chaque connaissance est alors inscrite dans le treillis gnoséologique selon les règles de croissance gnoséologiques établies.

Le processeur gnoséologique alectryon

Le fond technologique m8-ai contient un processeur gnoséologique alectryon. Ce processeur reçoit un flux de connaissances et les place dans un treillis gnoséologique individuel si celles-ci affichent une distance acceptable vis à vis du treillis gnoséologique. Le processeur peut également aider à l’affectation de travaux, l’analyse de l’impact d’un message et toute opération qui requière un calcul de distance entre une information et un individu représenté par son treillis gnoséologique.

Jean Pierre MALLE